Einstein disait que l'humanité disparaîtrait s'il n'y avait plus d'abeilles... je pense qu'on est en bonne voie !
Lu dans le 20 Minutes du 18/02/2010 :
Les apiculteurs ne sont pas à la fête.
Après le Gaucho, un pesticide accusé de tuer les abeilles, le ministère de l’Agriculture vient d’autoriser pour la troisième année consécutive l’utilisation du Cruiser. Il s’apprête à homologuer le Proteus pour les semis de printemps.
Ces produits, destinés aux champs de céréales, de pommes de terre, et de colza, appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, soupçonnés de s’attaquer au système nerveux des abeilles et dont les effets durent au-delà de leur dispersion dans les champs. Ces insecticides dits à « haute persistance » se retrouvent du semis à la floraison mais aussi au stade de la « guttation », quand les plants secrètent un liquide devenu toxique qui tue les insectes butineurs en quelques minutes. « On retrouve alors nos abeilles mortes en plein champ. Mais pour les pouvoirs publics, qui ne prennent en compte que les mortalités aiguës, ça ne compte pas », déplore Sophie Dugué, spécialiste des pesticides à l’Union nationale des apiculteurs français (Unaf) et apicultrice dans la Sarthe.
L’Unaf demande le retrait immédiat du marché de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes, s’appuyant sur une récente étude de l’Inra qui met en cause ces produits dans la disparition des abeilles. Car depuis lles années 1990, les apiculteurs observent une surmortalité – de 20 à 30 % dans les zones de grandes cultures . En 2005, 32 000 des 40 000 tonnes de miel consommées en France étaient d’origine française ; trois ans plus tard, la production hexagonale atteignait péniblement les 20 000 tonnes.
Restrictions :
Si l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a donné un nouvel avis favorable au Cruiser, ouvrant la voie à son autorisation de mise sur le marché, il est assorti de « conditions strictes d’utilisation ». Les apiculteurs contestent la durée de cette homologation. « Le ministère n’étant pas capable de garantir l’innocuité du Cruiser pour la période normale de dix ans, il détourne la loi en l’autorisant un an », indique l’Unaf, qui veut en appeler au Conseil d’Etat.
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